dimanche 11 janvier 2015

NASSAU, FIN DU VOYAGE DES FÊTES

SAMEDI LE 10 JANVIER 2015,

Notre après-midi d'hier à l'aqua-parc à été très agréable, les installations d'Atlantis sont toujours aussi impressionnantes. On s'est même permis un souper de pizza (horrible) pour profiter plus longuement du site. On a terminé la soirée avec une visite des incroyables aquariums intérieurs. Atlantis, faut le voir pour le croire.

Aujourd'hui, on traîne encore sur le site. On va se chercher des bracelets (valides pour la journée) pour le parc aquatique. Un peu de lessive le matin et je confirme avec la marina où on gardera le Falco pendant notre absence.Pendant que les enfants jouent sur le site, Sylvie et moi transférons le Falco de l'autre côté du port de Nassau, dans la nouvelle marina, Nassau Yacht Heaven.

On retourne les rejoindre et on finit l'après midi dans les nombreux jeux d'eau... on se couche quand même assez fatigués.

DIMANCHE LE 11 JANVIER,

Dernière journée complète. Je finalise les amarres et autres rangements de long terme du voilier. J'avoue que je ne suis pas si confortable de laisser le Falco dans les Bahamas, car les locaux sont plutôt négligents, c'est la façon "Bahamienne"... mon inquiétude se situe au niveau des vérifications quotidiennes qui devraient être faites: amarres et défenses, et leur ajustement constant. Je suppose qu'il faut laisser aller et "don't worry, be happy, man".

On se paye la traite et on retourne "bruncher" à Atlantis. Un gargantuesque buffet chaud et froid nous attendait, question de reprendre l'habitude nord-américaine de trop manger!

On retourne au bateau continuer à ranger et à faire les valises.

C'est la dernière entrée dans ce journal de bord avant notre retour fin février. Quelques pensées:

  • Les îles des Bahamas sont beaucoup plus achalandées qu'en 2011. 
  • C'est incroyable le nombre de Mégayachts, comme si il y avait plus de millionnaires qu'avant.
  • La pêche est beaucoup moins fructueuse qu'avant, même s'il est trop facile de capturer le Barracuda.
  • Les coraux sont un peu plus ternes qu'avant... pollution? réchauffement de la planète?
  • C'est tout de même très cool de se promener en voilier, le Falco fonctionne à merveille.

vendredi 9 janvier 2015

LUNDI 5 JANVIER 2014

À l’ancre à Black Point depuis deux jours, nous partons ce matin vers le nord. La decision est prise, nous laisserons le bateau à Nassau. Pratique, car notre vol de retour part de là, pas besoin de transfert d’un autre aéroport des Bahamas. Nous repasserons au travers du parc des Exumas.

Nous commençons la matinée au grand largue dans 20 noeuds de vent vers Staniel Cay où nous ferons une escale rapide pour remplir le zodiac d’essence et vérifier ce qui reste dans les épiceries. Il n’y a pas eu de bateau de ravitaillement nulle part dans les Bahamas entre Noël et le jour de l’an… c’est vide partout.

Cette pause nous prend environ une heure et nous continuons vers Rocky Dundas, un site d’apnée recommandé à cause de belles grottes accessibles en dinghy. On s’y rend rapidement, car encore au grand largue et on s’ancre juste en face. La plongée est spectaculaire. On prend le temps de visiter une plage tout juste à 1 km de là, situé sur une île privée (pancartes KEEP OUT abondantes). On y découvre un avion endommagé. Nous apprendrons plus tard que l’équipage sentant un feu naître dans le tableau de bord a tenté de se poser sur la piste de l’île en question, cette dernière étant trop courte, ils ont terminé leur course doucement dans la mer au bout de la piste. En baignade Mireille et Laurent se sont fait suivre par un barracuda curieux de très près.



Nous reprenons la mer au large des îles pour notre mouillage de ce soir. Nous avons identifié le site de Warderick South, un tout petit lagon entre Warderick Cay et Hog Cay. La pêche me procure encore un barracuda, encore rien des prises convoitées. Le mouillage est absolument charmant et en bonus, nous sommes les seuls dans le site.




MARDI LE 6 JANVIER 2014

Nous profitons de la beauté du site pour visiter les environs. Une clairière avec une source naturelle qui fut jadis un repaire de pirates. J’avoue que j’aurais, moi aussi, choisi ce site si j’avais été un pirate. Une petite rando dans les environs suivie d’une baignade en deux temps. Tout d’abord on se laisse deriver avec le courant de marée pour parcourir une longue distance entre des rochers, puis une exploration des coraux dans le coin. Lunch rapide et on rerend la mer toujours vers le nord, cette fois cap sur Highbourne Cay.




La pêche d’aujourd’hui ressemble étrangement à celle d’hier. Encore un barracuda, et rien d’autre. C’est quoi le problème? On va trop vite ou trop lentement, trop profond ou pas assez, les leurres ne sont pas de la bonne couleur? Une chance qu’on ne depend pas de la pêche pour se nourrir…

Nous arrivons à Highbourne vers 17h00, on y retrouve Ukulu, on se met à l’ancre et on les invite à bord pour l’apéro, question de fraterniser et de mieux les connaître.





MERCREDI LE 7 JANVIER

On annonce un bref front froid avec des vents forts du nord pour demain jeudi. Nous décidons de nous déplacer de quelques milles vers le nord pour trouver un ancrage un peu plus protégé. Cette fois la destination est Allan’s Cay, site d’une des dernière colonies d’Iguanes suavages des Bahamas. L’endroit attire toujours quelques plaisanciers et un ou deux bateaux d’excursion avec à son bord une vingtaine de touristes en provenance de Nassau. Nous sommes à 30 milles de Nassau, vous pouvez imaginer le genre de machine monstre (moteurs puissants) qui peut fair la navette en quelques heures.




Ukulu nous accompagne et dans l’après-midi nous allons faire de l’apnée en groupe. Cet equipage compte plusieurs années d’expérience en plongée et sont munis de vêtements isothermiques et de gants. Ils opèrent d’une façon minutieuse et efficace. En peu de temps ils ont repéré une langouste, un crabe et quelques poissons comestibles. De notre côté, bien qu’à la chasse comme eux, nous nous contentons de regarder les superbes coraux et d’envier leur technique.



Nous resterons ici demain, question de laisser passer le vent du nord.

JEUDI LE 8 JANVIER

Comme prévu les vents se sont levés durant la nuit. Je suis un peu inquiet de l'ancrage, mais malgré la force du vent, les courants de marée significatifs et la proximité de la rive et d'autres bateaux, l'ancre a bien tenu durant la nuit. J'allonge la corde de l'ancre pour la journée pour aider la situation. Un bateau devant nous fait de même, mais d'une façon exagérée (selon moi). Il se retrouve a 100 pieds devant moi, ce qui est peu dans les conditions actuelles. Le capitaine remarque sûrement mon regard inquisiteur (ou perplexe) et saute dans son dinghy et vient me rassurer... il dit qu'il a beaucoup d'expérience, que son ancre est bien plantée dans le sable et que tout va bien et qu'il surveille la situation de près... bon bien...

Pas grand chose à faire aujourd'hui. Petite ballade à terre, voir les iguanes encore. Mireille se fait mordre le doigt! On fait un Scrabble et un Monopoly dans l'après-midi. Film "Grand Torino" le soir et dodo.

VENDREDI LE 9 JANVIER

Vents d'est de 15 noeuds. On lève l'ancre et on se dirige vers Nassau. Nous pourrons choisir l'endroit où on laissera Falco pour 6 semaines en attendant notre retour. Nous nous dirigerons vers la très luxueuse marina d'Atlantis pour ce soir. 

Les conditions de navigation sont encore idéales. Grand largue et passage de 32 miles à 7 noeuds. On arrive à Nassau vers 13h00 et on passera l'après-midi à l'aqua-parc du centre de villégiature.

J'ai réussi à brancher l'AIS sur le GPS (très fier de moi de réussir des branchements électro-techniques). Notre permis de navigation qui avait été émis à Green Turtle Cay en novembre est bon pour 12 mois... la préposée qui l'avait émis 'avait dit que c'était pour 3 mois seulement... cette dernière information me vient du bureau chef de Nassau. C'est un fait connu que les politiques qui concernent les permis de navigation sont appliquées très différemment selon l'endroit où on se le procure.

J'ai enfin l'internet aujourd'hui, j'en ai été privé pendant 5 jours.


dimanche 4 janvier 2015

PAUSE À BLACKPOINT

SAMEDI LE 3 JANVIER 2014

Les vents soufflent pas mal fort de l'est sud est à 25 noeuds et sont accompagnés de quelques grains de pluie. Nous décidons, comme une foule d'autres navigateurs, de prendre une pause et de laisser passer les vents forts. La ville de Blackpoint est charmante et nous commençons par remplir nos réservoirs avec l'eau (gratuite) du village avec quelques navettes et nos chaudières de 5 gallons. Dans l'après-midi quelques activités. On commence par se baigner autour du bateau, vérifier l'ancre et nettoyer le dessous de la coque.


Un peu plus tard on retourne à terre pour faire un randonnée sur une piste recommandée par le guide de navigation. La piste nous amène à l'extrémité nord de l'île avec une vue sur l'océan. La piste est négligée et presqu'abandonnée. Difficile à suivre, nous réussissons tout-de-même à nous rendre jusqu'au bout et le tout se solde par une très belle marche dans la nature Bahamienne. Beau coucher de soleil avec vue sur l'ancrage comme vous pouvez le constater.













vendredi 2 janvier 2015

BLACK POINT

Vents de ESE de 15 à 20 noeuds, vagues de 2 mètres... on ira pas vers Georgetown aujourd'hui car notre route aurait été au près trop serré et les vents et la mer sont un peu trop forts. On décide de naviguer sur le "bank" dans des vagues plus petites car à l'abri, ou sous le vent des îles. Petite randonnée au grand largue vers Black Point, sur environ 15 miles.






Le Falco file très rapidement et confortablement dans l'eau turquoise peu profonde. La sortie de Little Farmer's Cay est un peu précaire et on s'échoue brièvement à un mile du bord dans 6 pieds d'eau! On peu dire que l'on a légèrement touché le fond sans que l'on s'arrête.

L'ancrage à Black Point est pas mal achalandé, on reconnait les mêmes bateaux qui étaient à Staniel Cay au jour de l'an. On fait une promenade dans le village et on reconnaît ici Lorraine, tenancière du restaurant local du même nom où l'on trouve supposément le meilleur pain Bahamien à la noix de coco. À suivre dans les rôties de demain matin!

2015

JEUDI 1ER JANVIER 2014

Hier soir, le décompte de minuit s'est fait à terre au Staniel Cay Yacht Club, c'est d'ailleurs le quartier général des nombreuses festivités du nous de l'an du coin. Drôle de party, une mélange hétéroclite de gens de tout acabit. Des millionnaires, des gens de la classe moyenne et des locaux, nettement moins fortunés. Au son de minuit, il y a eu un petit feu d'artifice pendant que les propriétaires des mégayachts s'amusaient à faire retentir leur klaxons bruyants.

Aujourd'hui, on se déplace vers le sud dans des vents de l'est, donc au vent de travers dans du 15 noeuds. Excellente allure, même que le vent a forci un peu et j'ai du réduire la voilure en prenant un ris. Super allure, les lignes à l'eau pendant 3 haires, rien d'autre qu'un barracuda...

Notre escale ce soir est à Little Farmer's Cay, un site qui célèbre chaque année un festival dont l'évènement principal est la régate des bateaux Bahamiens classe C. Nous prenons un premier mouillage totalement inacceptable, la corde est usée à un point dangereux. Heureusement, il y a en a d'autres et on s'installe confortablement. Nous faisons une petite ballade à terre où je rencontre des pêcheurs que nous avions déjà connus en 2011. Un local nous vend des arachides qu'il fait griller lui-même. J'achète également une langouste.

L'endroit est balayé par de forts courants de marée, rendant le mouillage un peu inconfortable si le vent n'est pas dans la bonne direction. Nous partirons assurément demain puisque les vents s'intensifieront.

mercredi 31 décembre 2014

JOUR DE L'AN À STANIEL CAY

MARDI LE 30 DÉCEMBRE 2014

Lever tardif, matinée relax. Il fait très beau et chaud, je me baigne au mouillage. On voit beaucoup de poissons et un raie saute tout près du bateau. On part finalement vers 10h00 en direction de Staniel Cay.

Presque pas de vent, route à moteur. Encore deux lignes à l'eau. Notre première averse en 12 jours rince le Falco. Aucune prise.

Après deux heures de route, on entre sur l'Exuma bank par le Big Rock Cut, entrée étroite et peu profonde, mais facile à négocier aujourd'hui à cause du temps calme. En arrivant, on passe par le Staniel Cay Yacht Club pour se ravitailler en carburant, en essence et en eau potable. À ma grande surprise, le bateau qui nous précède au quai est nul autre que Charlotte, un équipage que nous avons croisé en Floride en Novembre. Un jeune couple avec deux petits garçon de 6 et 7 ans.

On jette l'ancre par la suite, en face du village, et on termine la journée par un peu d'apnée à l'ile où se trouve la fameuse grotte Thunderball (voir film de James Bond). Pendant notre escale à terre on rencontre les deux ados d'un autre bateau de francophones, Ukulu, un autre radio amateur du Réseau du Capitaine.



MERCREDI LE 31 DÉCEMBRE 2014

Dernière journée de l'année. On décide de passer la journée ici à essayer de faire des contacts avec les nombreux Québecois à l'ancre ici. Il y a d'ailleurs vraiment beaucoup de monde à Staniel Cay cette année. Quel contraste avec 2010. Évidemment ce n'était pas la période des fêtes à notre premier passage ici, mais c'est incroyable combien il y a de monde ici. Une trentaine de Mégayachts et presque 100 voiliers et autres embarcations de croisière.

La journée commence avec la lessive et une petite épicerie. Lunch sur le bateau et visite à Big Major's spot, la fameuse petite île voisine où l'on trouve les cochons sauvages qui nagent. En effet, l'île est peuplée par un important troupeau de cochons sauvages que les gens nourrissent à profusion. Ces bêtes sont tellement gourmandes, que les cochons dominants, des verrats et des truies énormes, nagent à la rencontre des bateaux qui s'approchent du bord avec espoir de recueillir les premières offrandes de nourriture.



On retourne ensuite faire une autre plongée à Thunderball.



En retournant au bateau on croise un catamaran, le One Life, encore un âtre amateur HF membre du Réseau et qui possède plusieurs années d'expérience d'hivers passés dans les Bahamas. On s'arrête pour les rencontrer et échanger quelques salutations d'usage.  On soupe sur le bateau et on retournera à terre pour le décompte et le feu d'artifice, espérant encore de fraterniser avec les équipages Québecois.  

ARRIVÉE AUX EXUMAS

SAMEDI LE 27 DÉCEMBRE,

Nous avons décidé de partir ce matin, le lendemain du Junckanoo. Quelle belle soirée.

On se lève de bonne heure, on fait les préparatifs de départ en passant pas la marina Valentines pour remplir nos réserves d'eau douce. J'ai pris la décision de traverser le "DEVIL'S BACKBONE" en pilotant moi-même avec un peu d'hésitation. Mais les conditions sont parfaites et je décide de le faire.

Le soleil brille, le vent est léger et variable et la marée est haute. Tout c'est bien passé, j'ai simplement  suivi la trace laissée par Jock sur le GPS. J'ai tout de même repèré quelques hauts fonds de sable et quelques récifs tout près de notre route et je l'ai ajustée en conséquence.

Nous avons traversé Spanish Wells vers midi et encore là, la marée était assez haute pour procéder sans danger. Prochaine étape étroite: Current cut. Ce chenal étroit qui traverse une péninsule peut confronter les navigateurs à un très fort courant de marée. Lorsque nous nous y sommes présentés, le courant de jusant était à environ 30% de son maximum, pas de problème pour nous, just un petit ralentissement de 1.5 noeuds pendant 15 minutes.

Le reste de la journée, encore à moteur, sans vent significatif nous a permis de rejoindre notre ancrage sur la côte ouest d'Eleuthera, à Rainbow Cay. Très bel endroit, fond sablonneux, petite plage presque déserte. En fait, cela ressemblait à un petit parc municipal. Des locaux très accueillants nous ont invité à se joindre à eux plus tard en soirée autour d'un petit feu de camp. Il y avait tellement de brulots au moment de l'invitation que l'on n'y est pas retourné.

DIMANCHE LE 28 DÉCEMBRE,

Aujourd'hui on traverse l'Exuma Sound vers Warderick Wells. Un assez gros programme, car on doit naviguer environ 35 miles jusqu'à l'extrémité de l'ile d'Eleuthera, puis traverser le bras de mer (Exuma Sound) sur 30 autres miles.

Je me lève vers 6h00, déjeune, essaye de trouver l'info météo et lève l'ancre. Sylvie et les autres se sont levés tout juste après que l'on se soit mis en route à moteur, le vent étant encore très léger (et de face) le matin. Nous mettons deux lignes à la traîne, pendant que le vent monte graduellement et nous permet de faire route sous voile à 7 noeuds.

Au cours de la matinée, nous réussissons à attraper deux petits maquereaux ainsi que deux barracudas de taille respectable. Une maladresse de ma part me fit échapper le premier maquereau, le deuxième se décrocha au moment de l'embarquer. Toujours pas de repas de poisson...

La traversée du sound a été tout à fait formidable. Des vents de 15 noeuds très stables, une houle de un mètre en moyenne au 6 secondes et tout cela sur 30 miles au vent de travers. Un des rares moments de perfection à la voile. Nous avons réussi à rejoindre la destination vers 17h00, coucher de soleil à 17h30. Journée parfaite.

Nous prenons un mouillage dans le Parc des Exumas, plus précisément à Warderick Wells dans la zone principale près du quartier général du parc.

LUNDI LE 29 DÉCEMBRE,

Aujourd'hui, repos à Warderick Wells. Tout d'abord, une randonnée à Boo Boo Hill, un promontoire sur la plus haute colline de l'ile, où les navigateurs qui passent laissent un bout de bois de dérive sur lequel on inscrit le nom du bateau, le nom des membres de l'équipage et on accumule tout cela dans un grand tas. Nous avions fait cette rengaine à notre passage précédent en 2011, mais nous n'avons pas su trouver le témoin de notre escale.

Nous avons passé le reste de la journée à faire de l'apnée et autres activités relaxantes.

Pas facile...